• 12.11.20 - 15.11.20

GALERIE CLAIRE GASTAUD
DUO
TANIA MOURAUD - NICENE KOSSENTINI

Dès les années 60, le travail de Tania Mouraud s’est inscrit dans une pratique questionnant les rapports de l’art et des liens sociaux. La photographie est une pratique récurrente de l’artiste. Elle n’a eu de cesse d’explorer les modalités de l’apparition de l’image et la picturalité de la photographie. Ses œuvres les plus récentes (réalisées en 1975 – tirées en 2020) nous plongent dans un voyage temporel.
Son œuvre dialogue ici avec le travail de Nicene Kossentini, jeune artiste tunisienne. Soucieuse de son patrimoine et de son passé, elle cherche à mettre à nu les liens perdus et les vérités enfouies de sa culture et de ses origines. Elle traite ainsi des appréhensions de la société tunisienne qui doit négocier avec une mémoire qui tend à se figer, se niveler et se perdre. Elle capte les sites et les visages au bord de la disparition, hypnotisant pour ainsi dire le regard du spectateur comme dans l’attente d’un événement imminent.

Since the 1960s, Tania Mouraud’s work has been part of a practice that questions the links between art and social relationships. Photography is one of the artist's main fields. She continually explored the modalities of the emergence of image and the pictoriality of photography. Her most recent photographs (taken in 1975 – printed in 2020) dive us into a temporal journey.

Her work can be linked here with Nicene Kossentini’s, a young Tunisian female artist. Concerned about her heritage and her past, she wants to expose the lost links and buried truths of her culture and origins. Thus, she discusses the apprehensions of the Tunisian society, which must deal with a remembrance of the past that tends to freeze, adjust and disappear. She captures places and faces on the verge of disappearance, catching, as one could say, the spectator’s gaze in the waiting of an imminent event.